LA BARBIE

03 février 2013

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INTRODUCTION

Avant de vous parler de moi, Barbie, je dois replacer le contexte :

            La société est aujourd’hui représentée par de multiples symboles, exposés publiquement. Ce peut être l’image d’une tendance, d’une mode, comme celle du luxe par exemple. Ces emblèmes supportent un fort pouvoir d’identification dans lesquels les personnes se reconnaissent à travers l’image qu’ils reçoivent de leur société.

           Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, j’incarne la figure de la femme  et l’enjeu de cette présentation est le suivant :

Mon évolution des années 1950 à nos jours : la naissance d’un mythe ?

           Après avoir découvert ma naissance, vous pourrez juger de l’image que je renvoie de la femme, enfin vous saisirez toute l’importance du mythe que je suis finalement devenue.

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1. LA NAISSANCE DE BARBIE

 

 Pour ouvrir chacune des parties qui me sont consacrées, il vous suffit de cliquer sur les titres.

 

Ma_naissance

 

Mon_origine

 

Ken_et_Moi

 

Ma_fabrication

 

Ma_reussite_sociale

 

Mon_succes_commercial

 

Un_renouveau

 

Mon_prix

 

Les_poupees_de_collection

 

La_concurrence

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2. BARBIE : REPRESENTATION DE L'IMAGE DE LA FEMME

                                      

Montage Barbie

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31 janvier 2013

A/ Le symbole de l’émancipation féminine

Je suis parue dans les années 1960 en pleine période d’après-guerre, de transition et de modernité. Une époque marquée par une révolution féminine dans laquelle les femmes cherchent l’égalité avec les hommes, par conséquent l’émancipation.

 C’est en 1964 que la loi sur les droits civiques est votée aux Etats Unis, elle annonce la fin de la ségrégation entre les différentes ethnies,  mais aussi entre les femmes et les hommes. Je deviens alors l’un des emblèmes le plus représentatif de ce mouvement de libération féminine. J’évolue avec mon temps, mais je reste encore dans le schéma stéréotypé de la femme en arrière-plan.

 C’est en 1971 que je vois pour la première fois Malibu Barbie, ma nouvelle sœur, c’est la plus différente de moi. Et oui il faut avancer avec son temps ! Elle ne regarde plus en biais comme moi, mais droit devant elle,  puisqu’elle conduit désormais sa propre voiture. J’ai pu observer dans ses yeux une nouvelle femme : confiante et avec des projets. Ses projets sont notamment le travail, un monde dans lequel les femmes ont été plongées durant la seconde guerre mondiale lorsque les hommes étaient au front, et auquel elles se sont, par la suite, fortement attachées.

 

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 Day to Night Barbie sortie en 1985 est une femme d’affaires en tailleur croisé rose pale, sa tenue sévère peut toutefois se transformer en un ravissant ensemble chic de soirée, la femme est ainsi montrée comme active et engagée dans son travail, avec une part de folie se révélant au tombé de la nuit. Nous assistons là à une diversification du rôle de la femme.

 

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La femme ayant pris une place à part entière dans la société, l’image de la Barbie s’est figée, pour devenir un stéréotype.

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B/ Le stéréotype américain

Avec sa chevelure blonde, sa poitrine opulente, ses longues jambes, son teint bronzé et son sourire éclatant, ma sœur Barbie est devenue l’exemple même de la femme américaine idéale. Une femme avec un mode de vie saint et qui, par conséquent, garde une taille filiforme tout au long de son existence. J’ai d’ailleurs pu remarquer que me sœurs et moi n’étions jamais représentées lors d’un diner à table ou avec de la nourriture à nos côtés.

Ainsi pour maintenir un physique des plus plaisant, la femme américaine se doit de faire du sport, mes sœurs possèdent donc la panoplie complète de la femme sportive : raquettes de ping-pong, haltères, tenue pour la salle de gym et même un terrain de tennis qui se transforme en terrain de volley lorsque l’on relève le filet.

 L’image qu’elles dégagent est la représentation la plus parfaite de la féminité pour les hommes.

Une féminité qui se dévoile aussi à travers les divers looks de mes sœurs qui se sont succédés au fil du temps. Nous possédons toutes, des tenues toujours à la pointe de la mode et extrêmement soignées : allant de l’ensemble décontracté en été avec le mini short, le débardeur, et les lunettes de soleil; à la longue et majestueuse robe de soirée rouge pour les grandes occasions.

 

Quelques soit nos activités, nous nous efforçons de rester au top et de dégager l’image la plus fraiche et éclatante de la femme active. Cela est aussi valable lorsque nous faisons du sport, puisque nous portons des habits tous aussi moulants les uns que les autres.

Nous nous devons de rester séduisantes autant dans l’univers du travail que dans celui du loisir.

Cette séduction s’exprime aussi par le maquillage. Au fur et à mesure des années, j’ai observé un réel changement chez mes sœurs : un noir moins prononcé au niveau des yeux mais plus subtile, ou encore des lèvres allant du rosé au rouge vif et intense. Signe de richesse pour l’époque le maquillage s’est banalisé et a permis à la femme américaine de se mettre en valeur, je reflète donc bien cette intention des femmes à toucher au plus près la beauté parfaite et par conséquent à me ressembler.

C’est ainsi qu’au fil du temps nous avons instauré un stéréotype esthétique de la femme américaine.

 

Lors de ma sortie, en 1959, j’étais mannequin, mes sœurs continuent d’exercer cette activité mais se sont aussi tournées vers divers métiers touchant de multiples domaines : infirmière, chirurgien, vétérinaire, chanteuse, hôtesse de l’air, astronaute, ambassadrice de la paix, parachutiste, maitresse d’école, présentatrice de télévision etc... Des professions toutes honorables et signes d’ascension social pour les femmes. Mes sœurs valorisent à travers ces métiers une femme américaine dynamique, capable d’occuper des postes à hautes responsabilités et ainsi d’acquérir un statut social : Barbie présidente en est l’exemple même.

 

De plus, Ken et moi incarnons le couple américain idéal. Ken est le fiancé rêvé de toutes femmes : beau et séduisant, il fait partie intégrante de mon succès. Notre amour est digne d’un conte de fée, ainsi mes nombreuses robes de mariée sont des plus somptueuses et Ken est montré comme un vrai « gentleman ». Nous essayons ensemble de correspondre au couple parfait, dans notre superbe décapotable sillonnant les routes des Etats-Unis.

 

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Je ne peux en revanche pas dire que nous sommes le stéréotype du couple américain, mais plutôt celui dont les américains espèrent être un jour, nous sommes comme un but à atteindre.

 

 

Je ne suis plus seulement un modèle américain puisque j’ai su m’étendre au monde. 

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C/ Une ouverture mondiale

 

Mes sœurs et moi sommes l’image que les américaines veulent se donner et ainsi offrir au monde occidental, tout comme le couple que je forme avec Ken. Les stéréotypes américains que nous véhiculons ont une ouverture mondiale et cela prouve bien l’idéologie des Etats-Unis à être l’exemple du monde.

 

Les pays occidentaux nous ont donc pleinement intégrés avec l’image américaine que nous véhiculons.

En revanche les pays plus orientaux cherchent à créer eux aussi la Barbie la plus représentative de leur société.

 

En Inde, par exemple, ma sœur est à l’image de la femme indienne, ses sourcils noirs accentuent ainsi ses traits asiatiques et font ressortir sa peau légèrement orangée. Elle est vêtue de l’habit traditionnel indien se composant principalement d’un sari, orné de turbans, de châles, de foulards ou  de pashmina avec des tons flashy comme le rose, le jaune ou le bleu. Elle a de longs cheveux noirs épais, et porte de nombreux bijoux. Elle est l’exemple esthétique pour les femmes indiennes.

 

 

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La Chine a aussi voulu faire sa Barbie type, ma sœur chinoise a donc une peau blanche très pale correspondant à l’archétype idéal de la beauté chinoise et représentant le plus haut statut social chinois. Ses yeux sont bridés et ses cheveux sont noirs et raides, elle porte elle aussi l’habit traditionnel chinois : le hanfu.

 

 

 

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Chaque pays a la volonté d’instaurer le stéréotype de la femme typique, cela passe par les vêtements et les traits du visage. Le monde oriental cherche lui aussi à instaurer le modèle le plus parfait de la femme.

 

 

Une évolution sans précédent s’est faite au fil des années chez mes sœurs, si bien que le rôle de la poupée Barbie ne s’assimile plus à un jouet mais aussi au véritable symbole de la femme moderne : un stéréotype devenu mythe.

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3. BARBIE : LE MYTHE

                 

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A/ Le mythe : ses différents sens

 

 Le terme « mythe » dérive du grec muthos qui signifie à la fois « récit », « légende » ou encore « fable ».

Comme nous l’avons présenté auparavant, je symbolise, avec mes sœurs, la femme parfaite.

Vient alors le premier sens du mot « mythe » : une représentation idéalisée et simplifiée que des sociétés élaborent au sujet d’un individu ou d’un fait. Je matérialise, tout d'abord, la définition de ce sens.

 

Je suis aussi un mythe puisque j’incarne le second sens de ce terme : un mensonge, une pure affabulation qui s’est fixé en préjugé. Ainsi dans « le mythe de la galanterie française », on sous-entend qu’il s’agit là d’idées fausses. Le terme « mythomanie » qui désigne en psychologie la manie du mensonge dérive de cet usage.

J’incarne le mensonge puisque je ne suis pas la réelle représentation d’une femme ordinaire, mes mensurations sont beaucoup trop fines au niveau de la taille, mes jambes infiniment longues et ma poitrine bien trop généreuse.

 

Galia Slayen une jeune étudiante à l’université d’Hamilton aux Etats-Unis, a d’ailleurs fait une expérience. Elle a reproduit ma sœur Barbie en taille humaine et proportionnel à ses  mensurations de poupée, si elle était "grandeur nature", elle mesurerait 1,82 mètre, aurait un tour de poitrine de 91 centimètres et un tour de taille d’environ 46 centimètres, en conséquence : un corps totalement déformé. Notre corps qui parait svelte et harmonieux est en fait squelettique à votre échelle. Un symbole qui dénonce le culte de la perfection.

 

 

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Le mot « mythe » possède donc une connotation péjorative en ce sens.

 

 

Incarnant un mythe, mes impacts sur la société, et plus particulièrement sur les petites filles, sont évidents ; que ce soit positivement ou négativement.

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B/ L’impact sur les petites filles

 

Je pense avoir influencé toutes les générations, à compté de 1959. J'ai en effet étais la première poupée adulte, et les petites filles de l'époque s'identifiaient beaucoup à moi: un corps de rêve avec des cheveux blond étincelants. Je véhiculais une image de rêve.

 Ces femmes après avoir grandi, ont transmis leur "amour" pour la poupée que je suis à leurs enfants, génération après génération. J’éveille ainsi l'imagination, ils peuvent me faire vivre toutes les aventures qu'ils souhaitent, mes sœurs sont désormais vendues avec des accessoires : skis, planche de surf, cheval ou meme avec la célèbre voiture rose.

 

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 Grâce à Ken, les petites filles me créent des histoires d'amour et s'identifient beaucoup à moi. Elles trouvent donc l'occasion de se projeter de façon imaginaire dans le monde des adultes, ce que la poupée poupon ne favorise pas, puisque celle-ci les incite à recréer une relation mère/enfant. Je me considère alors comme un jeu socialisant où les fillettes jouent entre elles à être des femmes, étape nécessaire pour s'affranchir de la relation mère/fille. Les professionnels de l'enfance s'accorderaient d'ailleurs sur l'utilité réelle que je peux avoir sur la socialisation des petites filles.

 

On considère souvent mes sœurs comme indépendantes, désormais elles ont leur propre voiture, leur maison avec piscine, des amis pour aller à la plage ou en vacances et certaines ont même des métiers attitrés. Les diverses professions de mes sœurs ont un effet surprenant sur les petites filles ; puisque le constat d'un sondage effectué aux Etats-Unis, a montré que la plupart des fillettes âgées de 6 à 10 ans ont au moins envisagé une fois de devenir vétérinaire. Elles rêvent de me ressembler et vont donc vouloir exercer l'un des métiers de mes sœurs.

Le slogan  "Barbie : le "mannequin haute couture" idole de la jeunesse Américaine, elle arrive en France, et a triomphé au salon du jouet", est représentatif de ma réussite et de l'impact que j'ai pu avoir sur la jeunesse américaine. Mes sœurs en ont donc fait de même.

 

Si l’apparence formelle que je véhicule, semble avoir perdu tout charme aux yeux de mes sœurs qui portent désormais des vêtements plus simples et décontractés, cela ne change en rien, à la capacité que nous avons pour inculquer aux fillettes les règles du savoir-vivre et de l'habillement. Suggérant ainsi par le nom attribué à chaque habit les occasions dans lesquelles il convient de le porter.

 

En 1968, Barbie "Talking" prononce six phrases emblématiques:

 

- "Qu'est-ce que je vais mettre pour la fête ?" qui suggère un résonnement sur son habillement, une de nos principales sources de questionnement lorsqu'on est une Barbie.

- "J'ai un rendez-vous ce soir." Les jeunes filles ne savent pas avec qui, mais le peu de doute que je laisse quant à ma moralité les incite à penser que je sors avec l'habituel Ken.

- "Veux-tu aller faire du shopping?" Activité de la vie quotidienne chez la femme.

- "Stacey et moi nous prenons le thé." Je ne mange pas et ne bois seulement que du thé quand je suis en compagnie de Stacey qui ne peut renoncer à la boisson nationale britannique.

- "Faisons une fête costumée !" Une Barbie s'ennuie dans son incessant va-et-vient d'un évènement à l'autre, dotée d'une inépuisable imagination, ma sœur propose une soirée à thème afin d'égayer l'atmosphère.

- "J'adore être mannequin" Etre mannequin nous permet de porter des vêtements toujours différents et somptueux.

Les petites filles nous répondent en nous habillant ou en nous faisant faire les activités que nous leur avons suggérées.

 

 

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L'image de la femme future est mise à l'épreuve. Et là où certains me voit comme un jouet innocent, des pédopsychiatres y voient au contraire un objet à l’influence critiquable.

Pour eux, le fait de jouer avec moi est l’un des processus par lequel les enfants apprennent à se socialiser, à intégrer des codes et des valeurs de leur environnement. Au risque d’intégrer donc aussi mes mensurations comme une norme.

 Pour connaître précisément l’influence que mes sœurs ont, les chercheurs anglo-saxons ont exposé à des petites filles trois représentations différentes de poupées : mon image, celle d’une poupée au corps de femme neutre et celle d’une poupée aux proportions plus rondes. Ils ont donc confectionné des livres d’images selon les trois angles, qu’ils ont donnés à 150 petites filles, après leur avoir lu l’histoire, ils leur ont proposé un questionnaire sur l’image qu’elles avaient d’elles.

Et résultat : ils ont trouvé que les jeunes filles exposées à mes mensurations avaient par la suite une plus mauvaise image de leur corps, et souhaitaient globalement être plus mince à l’âge adulte.

Un effet qu'ils n'ont pas retrouvé avec les poupées au corps de femme neutre, ni avec celle des poupées plus rondes. Mais il semblait y avoir une question d’années : les filles les plus âgées paraissaient moins sujettes à l'influence que je peux transmettre. Au contraire, on constatait même l’effet inverse : l’impact négatif sur l’image de soi était lié à la poupée plus corpulente. Alors qu'il s'agisse d'une poupée aux formes parfaites ou avec des formes généreuses, on constatera un impact, une influence évidente chez les petites filles. Et pourtant, ces formes non naturelles que sont les miennes : poitrine généreuse, taille fuselée, longues jambes, apparaissent aux yeux des fillettes occidentales de la fin des années cinquante et du début des années soixante comme les plus désirables.

 

Il est important de montrer que l'idéalisation que les petites filles se font de nous quand elles sont enfants, n'est en rien l’image que leur corps pourra avoir quand elles deviendront adultes. Malgré notre apparence humaine, nous n'illustrons pas la réalité : une femme humaine dotée de nos proportions serait par exemple dans l'incapacité de se déplacer autrement qu'à quatre pattes. Ce culte de la perfection, véhiculé dès l'enfance peut fausser les perceptions intimes des adolescents et jeune adultes au point de leur infliger un mal-être susceptible de se prolonger dans le temps.

 

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De par mon impact sur la jeune génération j’ai ainsi provoqué de nombreuses contestations.

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C/ Un modèle controversé

 

Outre l’image de la femme parfaite que je symbolise, certains me voient d’un mauvais œil. Le fait qu'aujourd'hui mes sœurs portent des mini shorts ou des mini jupes, ne plait pas trop aux mamans, elles estiment que cela transmet une image "provoquante".

Pour les féministes, je suis dangereusement irréaliste, quelles que soient les valeurs que je prétends représenter : mon mode de vie virtuel et ma beauté seraient d’après eux des idéaux qui empêcheraient l’acceptation de soi chez les adolescentes, et les enfermeraient dans un imaginaire inaccessible. On me reproche donc mes mensurations, qui créeraient autant chez les adolescentes que chez les adultes, de réels complexes.

D’après des sondages, 7 femmes sur 10 souffriraient de complexes en voyant l’image d’un top model telle que la mienne. L’apparence physique est un critère devenu de plus en plus important, le nombre d’anorexie et de boulimie a considérablement augmenté. Les femmes portent de plus en plus attention à la mode et à la beauté, et sont en quête d’un corps parfait. On m’accuse donc de fausser l’image de la femme et d’encourager certains troubles alimentaires.

 Mon entrée dans le monde de l’enfance semble à première vue une entreprise ardue : trop de maquillage, trop de poitrine, trop de talons, trop de tout. Je n’ai pas traversé l’océan pour subir une condamnation et le succès commercial que je rencontre depuis ma première commercialisation en témoigne.

Malgré cela, le gouvernement de Téhéran m’a officiellement interdite ainsi que tous les produits dérivés qui me sont consacrés, afin de protéger les jeunes générations des influences occidentales responsables de l’érosion des valeurs fondamentales islamiques. Objectivement, tous les symboles que je véhicule sont différents de ceux des musulmans, cette image de la femme ne serait pas satisfaisante.  Pour pallier à mon interdiction le gouvernement a autorisé la mise en vente d’une poupée alternative, Sara vêtue de la tenue traditionnelle et voilée, ainsi que son compagnon, Dara. En revanche ces poupées n’ont pas rencontré un grand succès.

 

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 Je suis interdite d’entrée dans plusieurs pays comme l’Arabie Saoudite, l’Iran et même la  Russie.C haque femme dans le monde a un idéal féminin différent, d’autant plus entre l’occident et l’orient. Ma sœur voilée est en opposition avec moi, qui suis le stéréotype Américain. Elle porte la Burqa, on ne voit aucune partie de son corps autre que ses pieds, dépourvu de chaussures.  Contrairement à elle, je suis vêtue d’un maillot de bain, on voit donc ma peau et je porte même du maquillage et des chaussures à talons !

        Il existe donc un modèle de Barbie représentatif de la femme typique de chaque pays ainsi je compte parmi mes sœurs : une Barbie indienne, une Barbie chinoise; chacune adaptée aux tenues, aux coutumes de leurs pays d’origine.

Quelques modèles de mes sœurs ont été controversés :

En 1992, une nouvelle sœur est née, du nom de « Teen Talk Barbie » elle pouvait émettre quelques phrases types de la jeune génération. L’une de ses phrases a notamment choquée: « Math class is tough! » ce qui signifie « Les maths, c’est dur ! ». En effet, cette phrase pouvait influencer le travail scolaire des petites filles, voulant faire comme Barbie, être comme Barbie. Après des protestations contre celle-ci, la phrase a été retirée du vocabulaire de ma sœur.

 En 2010, une autre de mes sœurs a suscité la controverse, il s’agit de « Barbie Vidéo Girl », elle porte unmédaillon dissimulant l'objectif d'une petite caméra intégrée, tandis que si l'on soulève la capuche du top de Barbie, on découvre dans son dos un mini écran pour visualiser ce que l'on filme.  La sortie de cette Barbie a même éveillé l’inquiétude du F.B.I, en effet leurs craintes étaient que ce produit soit détourné afin de produire un contenu pédopornographique.

 

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En 2011, une des éditions limitée de Barbie proposait une Barbie tatouée, mais cela n'a pas plu à tout le monde. Certains parents mécontents affirmaient qu’il ne s’agissait pas d’un bon modèle pour leurs enfants.

De plus, il faut savoir qu’en 1999, ma première sœur tatouée avait été retirée du marché suite à de nombreuses plaintes de consommateurs.

 

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CONCLUSION

La conclusion que je peux apporter à cette présentation est que, par mon évolution, je me suis forgée une identité dressant l’image de la femme dans le monde d’aujourd’hui. Une société dans laquelle les stéréotypes sont idéalisés et idolâtrés par la jeune génération.  J’ai su ainsi, user de ce procédé pour devenir un véritable mythe.

C’est par cet emblème que la firme Mattel arrive désormais à vendre des objets dérivés à mon effigie ; ce qui est l’aboutissement du rêve commercial de toute entreprise.

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